ORGASME ADULTE ECHAPPE DU ZOO



O r g a s m e  A d u l t e  E c h a p p é  d u  Z o o ,

 c r é é  e n  I t a l i e  e n  1 9 8 6 , e s t  u n  m o n o l o g u e 

t r a g i - c o m i q ue  t i r é  d e  R é c i t s  d e  f e m m e s  

d e D a r i o F o  e t  F r a n c a  R a m e

( p r i x  N o b e l  d e  L i t t é r a t u r e  e n  1 9 8 7 ) .


Devant cette comédie, cette bouffonnerie, qui évoque le quotidien puis la révolte d’une jeune femme séquestrée, le public pleure de rire et d’émotion, oscille entre gravité et légèreté et se retrouve dans ces mères, ces épouses, ces maris et ces enfants évoqués par le personnage.

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«  Elle rythme ses journées au rythme des tâches ménagères. Séquestrée par un mari jaloux, cogneur et possessif, avec pour seule compagnie un beau-frère estropié et vicelard, un petit dernier pleurnichard… Et la musique dans toutes les pièces. Elle se dit heureuse. Se croit heureuse. S’accroche désespérément à cette fragile certitude. Puis un beau jour, elle découvre sa « voisine d’en face ». Par la fenêtre, elle lui raconte sa vie. Sa « non-vie ».
Et prend conscience de la réalité de son existence.

Cette histoire, c’est celle de « Orgasme adulte échappé du zoo », brillant monologue de Dario Fo et Franca Rame, véritable bouffonnerie dénonçant par un humour grinçant le statut de « femme objet ».

Une œuvre qui collait comme un gant au répertoire de l’Entresort tant les maîtres de ce théâtre pas comme les autres clament volontiers leur amour pour les textes beaux et engagés. Alors sur scène, on se régale. Ou plutôt, elle se régale. Seule dans sa prison domestique, Mireille Huchon brûle les planches par son interprétation explosive. Et honore autant la forme (une écriture savoureuse) que le fond (cinglante – sanglante ? – réflexion sur la condition féminine). A la fois décalée pour servir la farce plutôt que le morbide et sensible pour immiscer le drame entre deux éclats de rire, la comédienne trouve le ton juste. L’ensemble émeut, surprend, interpelle. Signes tangibles du vrai, du grand théâtre. »      L.O.

(L’Indépendant du 17 mai 2005)













 
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